jeudi, 02 juillet 2009

Le Mauve Empire & Wolf 2 - Fiches des personnages

Notre premier roman, Le Mauve Empire, de V.K Valev, est disponible en librairie et chez Amazon ! Et, bien sûr, vous pouvez le commander sur notre site web des Editions du Petit Caveau.

Lien direct Amazon vers le Mauve Empire : >ici<

Passez par le vendeur CyberScribe, via "Neuf et Occasions" pour qu'Amazon nous communique la commande ^^

Et il a été sujet de quelques premières critiques, dont la dernière en date peut se lire >ici<

J'espère que vous serez nombreux et nombreuses à l'apprécier ! :D

 

Autre sujet :

Mon frère m'a installé un programme Microsoft super chouette : OneNote :D Enfin un bloc-note pratique !

J'ai achevé hier soir de réorganiser toutes mes notes concernant le tome 2 de Wild Wolf. Je vous montre la fiche signalétique des personnages principaux ;) (parce que le reste, c'est secret défense ^^)

Bon, comme vous voyez, divers acteurs/trices et chanteurs/teuses servent de modèle de visualisation.

J'avoue, mamour, que Hugh fait un Eric particulièrement miam-miam-j'réserve-la-cuisse 8)

 

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vendredi, 23 janvier 2009

Wild Wolf : 3 Moires et 3 Princes

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Alors, de haut en bas :

-Laura "le Paladin" Bisclaveret, 14ème siècle. Couleur, le vert. Arme : épée romane. A été la première à "améliorer" ses capacités et les transmettre à ses descendantes. Aussi surnommée "le chevalier émeraude".

-Alix "Sybille-Sabre" Bisclaveret, 15ème siècle. Couleur, le rouge. Arme : claymore. Acuités visuelles et auditives exceptionnelles améliorant ses réflexes si bien qu'on la croyait capable de deviner les prochains mouvements de ses adversaires. Aussi surnommée "Bonnet-Rouge".

-Titania "Reine des fées" Bisclaveret, 16ème. Couleur, le blanc. Arme : une dague ouvragée. Titania n'était pas une grande combattante, ses capacités étaient surtout son art de la sorcellerie et de la magie.

Toutes les trois sont les plus puissantes aïeules d'Hikira, si bien qu'elles les ont surnommées "les 3 Moires".

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Là ce sont les "alpha" et amants des trois Moires.
Toujours de haut en bas :

-Jabril, un Arabe nizârite (la secte des assassins).

-Romuald, un Breton avec du sang irlandais.

-Edmond, un Anglais (j'en dirais pas plus) il ne fut pas l'alpha de Titania mais était sincèrement attaché à elle.

Puis dans le week-end je pense que je ferai un dessin pour Eric tout seul. Et un pour Jabril parce que c'est mon chouchou. :P

mardi, 18 novembre 2008

Ladies of the Seelie Court

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J'viens de finir ^^

Le petit bout mignon c'est une Pixie

La figure principale : Brigid du Sorbier, la Voix de la Déesse.

Celle aux cheveux noirs : Morgane la Fée, la Reine-Prêtresse.

Celle aux cheveux bleu/vert : la Fée Viviane, Gardienne du Lac d'Excalibur.

Retour au pastel/aquarelle ^^

jeudi, 13 novembre 2008

Le Sourire d'Obéron

Est-ce que j'ai dit que le calendrier 2009 des Editions du Petit Caveau était disponible en prévente ?

Ben au cas où, je répète : le calendrier est disponible en prévente :D

http://www.lacrypte.net/editiondupetitcaveau/index.php

Supportez le padawan ! Achetez un calendrier ! XD

Bon, sinon voici un dessin aujourd'hui pour Wild Wolf, intitulé "Le Sourire d'Obéron" selon le surnom que les Seelies donnent à Hikira lors de son adoubement :)



Technique : pastel sec+aquarelle+posca+feutre

Sinon, rien à voir mais côté blabla, en ce moment je regarde Neo Angélique Abyss & sa suite Second Age, ainsi que l'anime de l'hilarant Yamato Nadeshiko Shichi Henge dont le manga est sorti chez Pika.

genga2008.jpgPour un résumé grosso modo de Neo Angélique, c'est un anime dérivé d'un OAV/jeu vidéo de dating sim célèbre (j'en entends parler depuis des années avec la NES) où une jeune fille nommé Angélique découvre qu'elle est "l'Oeuf de la Reine" qui doit sauver le monde de monstres nommés Thanatos. Ceux-là portent bien leur nom puisque s'ils capturent/touchent un humain, ils absorbent l'essence vitale et les victimes sont à l'état de momies déséchées. Bref, Angélique est vite entourée d'un quatuor de beaux gosses pour la protéger et combattre les monstres, ainsi que contrecarrer les plans d'une organisation de scientifiques qui pourrait vouloir utiliser les pouvoirs de purifications d'Angélique à des fins pas si philanthropiques.neo-angelique-abyss.jpg

La série de 13 épisodes est disponible en VOSTF ici, sur Maboroshi Fansub ainsi que les 4 premiers épisodes de sa suite Second Age.

Comme j'ai déjà fini de regarder la 1ère partie, je suis actuellement en train de prier pour que mon chouchou, pour une fois, rien qu'une seule fois, ne finisse pas MORT. J'aimerais un mega happy end, un truc grand format où tout le monde il est vivant. (Sauf les vrais méchants).

ipy52vec.jpgQuant à Yamato Nadeshiko, 4 beaux gosses (j'suis en plein bishô, oui) doivent parvenir à transformer Sunako Nakahara, une horrible nenette ressemblant fortement à Sadako et ne vivant que dans le noir et les films d'horreur, en une superbe lady, sous peine de voir doubler le loyer de la villa qu'ils habitent. C'est hilarant, totalement fou, c'est génial et c'est ici en VOSTF http://dl.roadrunner5.net/

Voilà, voilà et l'épisode 5 de Earl and Fairy vient de sortir ! BANZAAAAAAIIIIIIII !!

dimanche, 05 octobre 2008

Wild Wolf achevé

Je viens de terminer la rédaction de mon histoire de loup-garou breton ! Je me sens un peu désœuvrée du coup mais bon, j'ai encore plein d'idées pour une suite ou des histoires courtes pour les évacuer.

Poids du bébé : 25 chapitres, prologue+épilogue, 272 pages. 1 094 952 caractères espaces compris. (Bon dieu, qui voudra éditer ce monstre ? O_O)
Le plus drôle ça va être de le relire depuis le début et de corriger ! Parce que à partir du chapitre 19 j'étais tellement dans mon inspiration que je ne me suis plus arrêtée en fin de chapitre pour relire et corriger, comme je le fais habituellement ! XD

Et le synopsis aussi ça va être une partie de plaisir. L'intrigue est cent fois plus complexe que pour Mystical Eyes, oulalalala.

Voilà un extrait du chapitre 17 de Wild Wolf - Puppets of the Dark Fairy

(Le modèle pour visualiser Hikira est l'actrice anglaise Rachel Hurd Wood, pour le film "Le Parfum" image retouchée pour les yeux dorés.) Explications : hikira.jpgHikira Bisclaveret, l'héroïne, une jeune fille de 14 ans, est un loup-garou au service de la Cour féerique Seelie de Brocéliande. Son devoir en tant que Bête de Brielles, est de défendre la forêt légendaire contre tout ce qui la menace : les fées Unseelies comme les humains, corrompus par celles-ci.
Certaines fois, Hikira peut recevoir en rêve une alerte concernant les menaces à venir, et c'est le cas ici.
Dernièrement elle a aussi développé de nouveaux pouvoirs qui l'obligent à boire du sang régulièrement, ou plus gravement à dévorer la chair de fées Unseelies.

(Le modèle pour visionner Eric est l'acteur qui joue Ian Nottingham dans la série Witchblade) ericetebariqs6.jpgEric Freinet, le médecin scolaire du collège d'Hikira, est au moment des faits son tuteur ainsi que son alpha. Par les points communs de leurs histoires personnelles ils forment un couple fusionnel comme un loup et une louve. Eric était autrefois connu sous le nom d'Yvain Hébert. C'est un homme froid au passé trouble, il semble n'avoir que très peu de sens morale, sa préoccupation est d'éviter à Hikira la culpabilité des meurtres qu'elle pourrait commettre.
(Hum, niveau machiavélisme et cruauté, il est encore pire que moi. )


Chapitre 17 - Puppets of the Dark Fairy

Rennes, 0h00

Lisa Guillot, jeune lycéenne future artiste de dix-sept ans, possédait la beauté de sa mère et le talent diplomatique de son père ce qui faisait d’elle une élève populaire de sa classe.
Elle était en train de discuter au téléphone avec une camarade et riait aux éclats, exprimant sa joie de vivre car c’était une fille heureuse et insouciante, lorsque le courant fut coupé.
« Oh, super ! » Grommela Lisa en laissant tomber le téléphone sur le lit où elle se trouvait assise à l’indienne.
Elle se leva et tâtonna jusqu’à son bureau pour ouvrir un tiroir et trouver une petite lampe torche. Cela arrivait souvent dans cette maison aux vieilles installations. Lorsqu’il y avait un orage, même un petit comme cette nuit, les plombs sautaient encore plus facilement que des bouchons de champagne un soir de réveillon.
La jolie fille passa une main dans ses boucles châtain clair en se tenant immobile le temps pour ses yeux de s’habituer à la pénombre. La lumière jaune safran des réverbères entrait par la fenêtre.
Elle alla jusqu’à la porte de sa chambre et l’ouvrit. Le mince trait de lumière de sa lampe donnait aux choses des reliefs étranges et une netteté particulière au point qu’il lui semblait apercevoir des détails qu’autrement elle n’aurait jamais remarqués.

*

Au même moment, l’absence de lumière aux fenêtres incita Hikira et Eric à entrer discrètement. Ils trouvèrent la porte ouverte.
« Soit c’est de l’inconscience, soit c’est inhabité, » souffla le médecin.

*

Le grincement du parquet sous ses pieds nus la fit sourire, elle se sentait comme un personnage de jeu vidéo, ou de film d’horreur. En dépit de sa protestation, Lisa aimait ces coupures de courant en pleine nuit, lui donnant l’occasion d’imaginer commencer une grande aventure.
Elle descendit l’escalier de bois en prenant garde à ne pas faire de bruit pour ne pas alerter les monstres imaginaires. Malheureusement l’aventure était toujours très rapide : le disjoncteur se trouvait dans la cuisine à quelques pas, alors elle profitait le plus longtemps possible de l’escalier grinçant.
En bas de celui-ci, elle fit un balayage rapide comme d’habitude et marcha tranquillement vers la cuisine en pointant sa lampe un peu partout pour s’amuser des formes étranges des objets dans la nuit. À cet instant elle songea que contrairement à d’habitude ses parents, des couches tard comme elle, ne s’étaient pas précipités les premiers sur le disjoncteur. Peut-être s’étaient-ils couchés tôt finalement, le film à la télé avait dû être décevant.
Le trait lumineux se posa sur l’établi de la cuisine, faisant sursauter Lisa et échapper un hoquet à l’aperçu d’une masse noire aux reflets lunaires. Il y eut un rire, Lisa reconnut celui de sa mère et porta sa main à sa gorge en expirant profondément. « C’est toi maman ? Tu m’as fait peur ! »
Mais ce qui se tourna brusquement vers la jeune fille était pâle et lumineux comme la lune, avec deux immenses yeux rouges et des crocs dévoilés !
Lisa hurla et lâcha sa lampe, elle perçut un grand fracas, le monstre, le vrai monstre, tourna sa tête aux traits de sa mère vers la porte d’entrée et sourit. Avant de disparaître en un clignement.
Lisa entendit des bruits de pas, elle allait prendre ses jambes à son cou et ramassait sa torche fébrilement lorsqu’on la saisit par le bras. Deux yeux or comme le soleil la fixaient quelques centimètres plus bas.
Pétrifiée d’angoisse, la lycéenne fixa les yeux de loup, la bouche ouverte tordue dans un cri silencieux.
« Qui… qui es-tu, comment tu es entrée ? » Bafouilla t-elle, sa raison luttait pour lui dire qu’elle n’avait rien vu, sûrement une hallucination. Oui, oui, sûrement ça.
Le visage au regard jaune ne lui répondit pas, il fit juste signe à Lisa de se taire puis, avec une force incroyable pour sa taille et sa carrure, la poussa devant elle. Deux autres mains la saisirent, des mains d’homme. Un grand personnage la regarda brièvement avant de relever les yeux sur sa compagne.
« Combien êtes-vous dans la famille ? – Questionna tout bas soudainement celle-ci derrière elle, c’était une jeune femme d’après le ton grave de sa voix.
-Trois… Moi et mes parents…
-Comment tu t’appelles ? – Demanda l’homme à son tour
-Li…lisa.
-Baisse toi, Lisa, et éteins ta lampe torche. »
Elle s’exécuta aussitôt sans parvenir à contrôler sa lourde et vibrante respiration. Pour la rassurer l’homme gardait une main sur son épaule. Lorsqu’elle se redressa, elle parvint à articuler sans crier.
« Qu’est-ce qui se passe ? Vous êtes qui ? »
Alors qu’elle venait à peine de terminer sa phrase, un nouveau bruit retentit depuis l’étage, un choc sourd comme un corps lourd qui tombe, puis ce fut l’imposant lustre de cristal au-dessus de leurs têtes qui s’agita.
Lisa avait levé les yeux vers le plafond, sur le lustre qu’elle distinguait à peine, lorsque les mains de l’homme la propulsèrent au sol. Elle entendit un grand fracas de verre et de métal et comprit que le lustre était tombé !
« Qu’est-ce qui se passe ici ! » Finit-elle par crier en pleurant.
Là elle entendit encore le rire, mais il semblait venir de partout, de l’ombre elle-même. Il résonnait sur les quatre murs.
« Peut-on la faire sortir de là ? » Questionna l’homme en aidant Lisa à se relever sans la lâcher.
Il n’y eut pas de réponse, mais la lycéenne fut menée jusqu’à la porte d’entrée, elle entendit qu’on tournait la poignée sans succès.
« C’est une Noble, Eric, je ne peux pas la repérer. Ça peut être la fille elle-même.
-Dans ce cas elle est très bonne actrice – entendit-elle le dénommé Eric railler.
-Comme ça peut être n’importe qui de cette maison.
-Je ne suis pas un monstre ! Je vous promets, je le suis pas ! – S’écria Lisa, mortifiée.
-Je vais voir là haut. »
Elle entendit la jeune femme monter l’escalier grinçant mais pas parcourir le parquet de l’étage comme ça devait être le cas. Seule avec l’homme, elle avait envie de rallumer sa lampe torche comme une arme pour brûler les ombres.
À cette pensée elle sentit quelque chose grimper sur sa jambe nue, elle baissa les yeux pour voir à la lumière safran d’un éclairage publique, deux énormes yeux rouges la fixer. Elle retint son souffle, son sang quittant son corps, mais hurla lorsqu’une bouche noire grotesque s’ouvrit sur d’immenses crocs se plantant dans sa chair !
L’homme la souleva dans ses bras, elle sentit les crocs se retirer de sa peau, il courut avec elle dans les bras.
« Eric ! Utilise la lampe torche sur eux ! » Entendit-elle la femme crier depuis l’étage. Lisa alluma sa lampe, l’homme la lui prit des mains et balaya tout autour d’eux. La lycéenne voyait des ombres rampantes partout qui sortaient de partout pour les encercler ! Ses petits cris fébriles et sa respiration lourde étaient tout ce qui remplissait ses oreilles.
À l’étage elle entendait de nouveaux bruits sourds, des objets qui tombent et se brisent. Puis quelque chose chuta de la rambarde et s’écrasa au sol au milieu des choses grouillantes. C’était la femme ! Lisa l’entendit gémir.
« Hikira ! » Appela l’homme d’une voix angoissée sans cesser de balayer tout autour d’eux. La lycéenne entendit des bruits de succion, elle apercevait les yeux dorés qui se débattaient dans le noir. Les bruits mouillés lui donnèrent un haut-le-cœur. Il y eut soudainement des grognements de chien, un grand chien blanc comme la neige qui se tenait à présent au milieu des ombres, deux flammes d’or dans les orbites.
Le trait de lumière de la lampe torche se figea sur ce tableau, Lisa entendit l’homme soupirer et vit le grand animal soudain répandre son sang en impressionnantes effusions de tout son corps ! Au même moment, une main l’attrapa par les cheveux et la tira violemment en arrière, sa tête heurta le frigo. Elle entendit un autre corps tomber et gémir, l’homme.
Après quelques secondes de répit durant lesquelles elle put reprendre ses esprits, la lampe torche roula jusqu’à elle, Lisa s’en saisit en ignorant les griffures et les morsures des ombres qui voulaient l’en empêcher, elle balaya tout autour d’elle en essayant de retenir ses pleurs. Son esprit parvint alors à marcher à toute vitesse. Les monstres à présent semblaient ne plus s’intéresser à elle du moment qu’elle n’avait pas la lampe, et ils ne s’approchaient pas des zones qu’éclairaient les réverbères de la rue. Elle éteignit la torche de mains tremblantes et se précipita dans une de ces zones, debout. Des monstres se formèrent dans le cercle depuis sa propre ombre alors elle se coucha en poussant un cri. Là, les monstres la laissèrent tranquille. Tête tournée vers le côté, les yeux ronds, le visage en sueur, elle sentait le sang sur le parquet. Non, en fait elle s’était couchée sur des gouttelettes de sang ! Mais elle ne bougea pas, il ne fallait pas bouger.
Alors seulement elle remarqua qu’il n’y avait plus personne. Ni l’homme, ni la femme, ni le grand chien spectral. Et les ombres aussi semblaient avoir disparues : elle n’entendait plus leurs petits bruits mouillés répugnants.
Lisa, terrifiée, resta tout de même couchée, le cœur battant, la respiration rapide. Elle passa la langue sur ses lèvres et déglutit difficilement. Elle resta ainsi un temps indéterminé qui lui sembla aussi court que long. Quand enfin elle parvint à trouver le courage de se lever.
Tremblante de tout ses membres, la lycéenne gardait pourtant fermement la lampe torche dans sa main, sa seule arme contre les monstres.
Elle voulait retourner dans sa chambre, s’enfermer et serrer sa vieille poupée contre elle. Depuis toute petite elle avait toujours cru que sa poupée la protégeait secrètement des créatures cachées sous le lit ou dans le placard, ainsi que des cauchemars. Oui, c’était un cauchemar et Pêche était la seule à pouvoir la protéger et la tirer de là. Elle devait remonter dans sa chambre et se cacher sous les couvertures en gardant Pêche serrée contre son cœur.
La lumière revint dans un bang typique du disjoncteur qui fit sursauter Lisa et pousser un cri. Elle se retourna d’un seul mouvement vers la cuisine pour voir son père penché vers le boîtier.
Son père était un homme trapu à la stature imposante, mais dernièrement il était sombre et effrayant car très jaloux et sa mère attirait les attentions de certains hommes en ce moment. Des hommes que son père fréquentait.
« Lisa, qu’est-ce qui te prend de crier comme ça ? » L’apostropha t-il après avoir fait un bond et frappé le haut de son crâne contre le bord d’un placard au cri de sa fille.
« Pa…papa, papa c’est toi ? – Bafouilla l’adolescente fixant son père, puis fouillant toute la pièce des yeux. Plus une seule trace de sang. Sauf sur elle, et le grand tee-shirt gris bleu qui la couvrait.
-Bien sûr que c’est moi ! Qu’est-ce que tu t’es fait ? »
Il s’approcha à pas lestes pour sa carrure et l’attrapa par le tee-shirt là où le sang suintait. Il retira rapidement sa main et passa son pouce sur ses doigts en rivant ses yeux dessus.
« T’as… t’as rien entendu papa – hoquetait entre deux pleurs Lisa dont les nerfs lâchaient à nouveau.
-Rien du tout chérie, tu as dû faire une nouvelle crise de somnambulisme… »
Et elle en fut persuadée, hébétée elle hocha mollement la tête et pleura à chaudes larmes en riant de soulagement sans remarquer le regard rougeoyant de son père. Le visage dans les mains, elle sentit qu’il l’attirait contre lui et se laissa faire. Il entoura ses épaules de ses bras et lui frotta le dos en chuchotant des mots réconfortants. Cependant subtilement les mots changèrent peu à peu. Le père de Lisa se détacha d’elle et caressa ses joues.
Il semblait triste comme un mime, comme un clown et ses yeux brillaient d’une teinte écarlate. « Tu es juste comme ta mère à te faufiler la nuit hors du lit… » Souffla t-il de façon lugubre… pour rapprocher ses lèvres fines des siennes.
Horrifiée, Lisa hurla et se débattit malgré la force de son père mais ça ne l’empêcha pas de coller ses lèvres sur les siennes et la plaquer contre lui ! Forçant dans le sens opposé au sien, elle perdit l’équilibre et tomba au sol avec lui au-dessus d’elle, heureusement elle se rappela de la lampe torche toujours dans sa main et frappa de toutes ses forces le crâne de son père !
L’homme tomba sur le côté en gémissant mais ne perdit pas conscience. Lisa se leva précipitamment, glissa sur le parquet de ses pieds nus et se rua hors de la cuisine en pleurant, se dirigeant vers l’escalier !
Les plombs sautèrent une nouvelle fois… Lisa trébucha sur une marche et tomba à genoux dans l’escalier, à ce moment une main l’attrapa encore par le tee-shirt, elle jeta un coup d’œil en criant par-dessus son épaule pour voir son père méconnaissable, le visage tordu dans un rictus de folie. Elle battit des jambes, lui envoya le pied au visage et monta à quatre pattes l’escalier pour ne se relever qu’au palier et bondir vers sa porte ! Elle la ferma derrière elle, alluma sa lampe, utilisa sa chaise de bureau pour coincer la poignée et sauta sur son lit, sous le duvet noir, attrapant Pêche…
Terrorisée elle respirait fort sous le lourd duvet en serrant la poupée de chiffons dans ses bras contre son cœur comme si sa vie en dépendait.
« Lisa… » Susurrait en allongeant le i et le a la voix du monstre, de son père, de l’autre côté de la porte… « Lisa… »
Lisa ferma les yeux très fort, le plus fort possible en se recroquevillant sous la couette.
À cet instant, elle entendit la chaise voler car elle lui atterrit dessus et frappa son corps ! Lisa hurla de douleur, battit des jambes et bondit du lit comme un diable hors de sa boîte. Son père entrait, le tisonnier de la cheminée du salon à la main. Un sourire fou.
La jeune fille cria à nouveau, sa gorge la brûlait horriblement et elle toussa mais elle se jeta sur lui sans quitter sa poupée mais délaissant la lampe torche. Elle passa entre les jambes, glissa sur le parquet et courut à perdre haleine dans le long couloir, montant un nouvel escalier, se précipitant dans la chambre de ses parents… Glissant sous le lit.
Pendant de longues secondes elle entendit le monstre l’appeler avec la voix de son père qu’elle aimait tant. Elle retenait courageusement ses larmes, se concentrait pour respirer moins fort, tout faire pour ne pas être trouvée, comme un oiseau dans la forêt se tait face au danger.
Son père entra, elle suivit ses pieds des yeux, n’entendant que le bruit de ses pas qui sonnaient comme des glas. Soudain elle vit son visage horriblement souriant et elle sursauta en reculant la tête. Mais il sembla tout à coup contrarié.
« Lâche ta poupée, Lisa… Tu es une grande fille… Allons, lâche la, viens voir papa… »
Alors elle entendit quelque chose qu’elle n’avait pas remarqué descendre du lit, elle sursauta mais posa la main sur sa bouche pour étouffer son cri. Là c’était des pattes de chien qu’elle voyait, le grand chien blanc ! Elle en aurait ri tellement le soulagement envahissait son esprit mais l’instinct lui dicta de ne pas sortir de sa cachette.
Lisa regarda les pattes blanches tachées de sang marcher. La jeune fille entendit le début d’un grognement puis ce fut comme le bruit du vent dans les arbres. La lycéenne se rappela alors de l’orage dehors et seulement à cet instant elle entendit le battement de la pluie et le tonnerre qui gronda. Elle eut aussi froid, froid comme si elle se trouvait dehors nue une nuit d’hiver. Glacée elle se figea en tremblant mais elle entendait aussi le monstre, son père, bafouiller de terreur.
Ne pas sortir de sous le lit, Lisa serra Pêche un peu plus fort, les yeux écarquillés elle bougea pour pouvoir voir ce qui se passait au pied du lit.
Il y eut un grognement, puis le hurlement de terreur inhumain de son père. Le cri dans sa gorge se coinça quand un premier jet de sang tomba au pied du lit, offert à sa vue, il avait probablement éclaboussé le bois sombre du dossier arrière. Elle bougea encore et rampa pour glisser un œil de sous le lit et avoir un meilleur angle de vue.
Le chien blanc bouffait son père étendu à terre ! Lisa voyait la cage thoracique ouverte comme éclatée, les organes vitaux à l’air libre !
La bile monta à sa gorge et elle vomit. Sortant de sous le lit elle se soutint au bord de la fenêtre puis tira dessus pour tenter de l’ouvrir en pleurant, cette fenêtre ne fermait jamais bien, mais rien à faire ! La maison était entièrement bouclée !
Encore le rire ricochant sur les murs… Lisa se plaqua dos à la fenêtre, serrant Pêche contre son sein, tremblante, ses jambes la lâchèrent, elle glissa à genoux les yeux ronds sur le spectacle morbide.
Le chien terminait son festin du ventre de son père quand l’homme entra à la volée, propulsé vers l’avant par une force, il frappa le mur et tomba à côté d’une Lisa pétrifiée.
Sa mère entra, entièrement nue, le corps badigeonné de sang, une main sur sa voluptueuse hanche. Elle se soutint de l’épaule à l’encadrement de la porte, poussant du bout du pied les restes de son époux.
« Ah, merci de m’avoir débarrassée de ça… Les humains sont trop faciles à rendre jaloux… »
Lisa ne dit rien, son esprit s’était retiré dans un coin fermé à double tour. Elle fixait simplement sur cette femme un regard bleu rond d’horreur.
Elle entendit l’homme à côté d’elle gémir à nouveau, il se redressa et se releva péniblement les mains contre le mur pour s’y appuyer. Le grand chien grogna comme le vent furieux entre les feuilles des arbres, Lisa eut à nouveau froid mais cela ne sembla pas gêner le monstre nu.
« Tu es trop faible, Hikira, pour être efficace à présent. Mes petits ont sucé ton sang, tu te rappelles ? Enfin, la suite du programme arrive, je dois me presser… »
Elle ouvrit soudain la bouche sur deux crocs luisants, ses yeux devenant écarlates ! Elle se jeta sur le chien blanc qui la saisit à la gorge, faisant gicler son sang dans toute la pièce en des proportions inhumaines !
« Hikira ! » Hurla l’homme en tentant de s’approcher mais il fut bien vite forcé de reculer. Tout se déroulait trop vite, leurs mouvements étaient des ombres blanches devant ses yeux, le son semblait décalé à l’image, comme la foudre au tonnerre. Il ne pouvait rien faire !
Rien d’autre que de voir la louve être obligée de faire usage de tous ses pouvoirs !
Jusqu’au moment où il y eut un grand flash argenté, le chien blanc avait disparu pour laisser place à la jeune femme de tout à l’heure ! Mais à la lumière safran d’un éclairage publique, maintenant qu’elle y voyait mieux Lisa vit que la jeune femme, nue elle aussi, et lui tournant le dos, était en fait une fille plus jeune qu’elle.
Le monstre, ramassé comme une araignée sur le mur, vola à nouveau vers la jeune fille qui esquiva en se tournant dans le sens de son adversaire. Elle tendit le bras vers le monstre sur l’autre mur, de sa main jaillirent des griffes qui grandirent et s’allongèrent en une seconde pour se planter dans la gorge de sa mère !
Malgré tout celle-ci parla.
« Impressionnant… Tu maîtrises très vite tes nouveaux pouvoirs, c’est ça l’avantage de l’instinct, n’est-ce pas ? Mais ça n’est pas suffisant… Ce simple petit tour te coûte énormément maintenant… »
En effet, la jeune fille au corps couvert de plaies suintantes, le souffle court, semblait sur le point de défaillir d’un instant à l’autre.
« Tu as besoin de sang, de mon sang, beaucoup… » Susurra le monstre avant de saisit les ongles dans sa gorge pour les casser d’un mouvement sec du poignet. La seconde suivante elle défonçait le mur avec son ennemie.
L’homme se leva et courut. Lisa retrouvant ses esprits l’imita sans lâcher sa poupée. Par-dessus la rampe ils virent les deux femmes au sol au milieu de la poussière de plâtre. La jeune fille avait pourtant l’avantage, elle était à califourchon au-dessus de la mère de Lisa et tentait de lui briser la nuque.
Interdite au-dessus de la scène, Lisa ne pouvait pas remarquer que dans l’ombre, une main s’étendait et s’étirait jusqu’à elle. L’homme lui cria tout à coup de reculer vite mais c’était trop tard ! La main noire la tira par les cheveux et l’attira en bas ! La lycéenne hurla, mais c’est un coussin de ténèbres qui accueillit sa réception. Elle se recroquevilla en serrant Pêche contre elle au moment où la jeune fille aux yeux de flammes détachait à mains nues la tête des épaules de sa mère dans un éclaboussement de sang !
Sang qui gicla sur le visage de la lycéenne et sur son tee-shirt.
Pétrifiée, terrorisée, Lisa ne put qu’assister au spectacle à ses pieds.
La jeune fille tenait la tête de sa mère entre ses mains au-dessus de la sienne et pointait sa petite langue vers le mince filet de sang qui coulait de la plaie.
Elle grognait, comme un animal affamé…
Lisa entendait l’homme descendre l’escalier précipitamment et appeler sa compagne mais celle-ci l’ignorait. La lycéenne vit sa cadette lâcher la tête de sa mère comme on lâche un vulgaire ballon et saisir le bras droit pour y plonger des crocs soudain proéminents ! La gueule d’un loup ! Lisa hébétée la vit déchirer la peau comme pour une cuisse de poulet. L’homme tentait en vain de la rappeler et de la tirer vers l’arrière.
Et dans un mouvement de refus, la bête humaine tourna les chandelles de ses yeux vers Lisa.
Elle s’approcha à quatre pattes… La renifla…
« Tu as besoin de sang, de mon sang… » Se rappela la lycéenne, et le sang du monstre couvrait son visage et son vêtement. Elle se figea.
La bête grogna en montrant ses crocs.
« Hikira, non ! » Beugla l’homme en se jetant vers sa compagne !
Quand un coup de feu retentit, lourd, puissant, comme celui d’un double canon.
Un nouveau sang éclata sur Lisa, le coup final porté à sa raison.

mercredi, 01 octobre 2008

Les Aventures Improbables du Bonnet B d'Hikira

Des fois pour pas dire de conneries (enfin plutôt écrire) on doit parfois faire des recherches un peu idiotes.
Comme par exemple le calcul de la taille d'un bonnet de soutien-gorge.
Non parce que j'vous explique :

capture_05152008_232414.jpgDernièrement je suis dans une nouvelle période hyper productive sur Wild Wolf (220 pages, j'ai plus que deux ou trois chapitres) et vindieu qui a eu l'idée de changer mon affichage bordel de merde, je veux mon 800*600, bref me voilà bien embêtée pour faire une plaisanterie (et oui, tout ça pour une blague grivoise d'Eric).

Voici l'extrait :


« Arrête de gigoter – lui fit-il après avoir appuyé sur la sonnette – tu es encore plus nerveuse que moi !
-Ben c’est pas tous les jours que je vais rencontrer ton père ! – Répliqua t-elle immédiatement – je ne veux pas qu’il me déteste !
-Tu pourras jouer les belle-fille effarouchée quand tu auras deux tours de poitrine en plus !


ericetebariqs6.jpgLe problème survient dans la réplique outrée que doit obligatoirement dire Hikira en rétablissant l'honneur sur la taille de sa poitrine. Car elle a 14 ans et du sang asiatique (tout le monde sait que les Asiatiques sont le plus souvent des planches :P) et non seulement je me souviens que la croissance d'une fille s'arrête quelque temps après qu'elle soit réglée (c'est le cas) mais en plus je n'ai aucune idée de la taille approximative de la poitrine d'une fille à cet âge. (En fait, j'ai tout faux.)
Là je me rendis compte que je n'avais aucune idée des différentes tailles des bonnets, il a même fallu que j'aille voir sur un des miens pour me rappeler mon propre tour de poitrine. (Sisi, j'vous assure.)
Après menues recherches (celles là donc un peu idiotes) j'ai supposé que ma petite louve serait encore en train de grandir, supposant qu'elle n'est réglée que depuis moins d'un an, (encore que je doive chercher la durée approximative de cette croissance finale) et qu'elle aurait donc :

Suffoquée, la rousse lui flanqua un petit coup de poing sur le bras – j’ai atteint le 80 B la semaine dernière !


Qu'est-ce qui faut pas faire des fois pour avoir une image précise de son perso ! XD

Bon, j'éditerai cette note pleine de sagesse plus tard, quand j'aurai le mot de la fin !

Edit : J'viens d'apprendre un truc qui fait que j'ai rendu le texte encore plus pervers qu'il ne l'était déjà : oups !
Au moins Eric va attendre sagement la majorité de mademoiselle (il a du nerf, il a du nerf !). Bref voici les résultats même si tout le monde s'en moque au moins ça fait rire :
Alors en général les seins atteignent leur forme définitive aux environs de 18-19 ans. (Moi je dirais 17 pour Hikira)
Et donc qu'elle aurait un bonnet définitif de *roulement de tambours* 85B et finalement pour ses 14 ans au moment de la blague futile, c'est un tout peeeeeeetit 95A XD Voilà, affaire classée ! XD