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vendredi, 11 août 2006

Ecaterina comes

J'ai crée un second perso pour Elechos : ma p'tite Ecaterina (oui, la même que dans R'sM mais revisitée pour le jeu évidemment). C'est une magicienne loyale mauvaise.
Et je vais essayer de raconter correctement cette fois...

Ecaterina arriva sur l'île de Dérècna dont lui avait parlé l'homme encapuchonné qu'elle avait rencontré dans une taverne près de la cité sainte de Luminis. Il l'avait accompagnée jusqu'ici, le voyage s'étant fait par la mer. La jeune fille aimait la mer, la tempête, et les profondeurs de son ventre.
L'île... Quand elle posa un pied sur le quai en passant une mèche châtain derrière l'oreille, Ecaterina embrassa l'horizon désolé du port de ses yeux céladon froids comme la neige. L'endroit était sombre et sale, rouge et noir. D'ombre et de lueur blafardes. On entendait des gémissements et des cris d'oiseau de mauvais augure. Des bruits de chaîne. Une ambiance de Purgatoire, ou plutôt une vision de l'Enfer.
C'était à Dérècna, l'île phare de la Ténèbre, divinité du mal, qu'atterrissaient les êtres telle qu'Hécate. Ceux qui ne croyaient plus en autrui.
La jeune fille posa le second pied et se redressa lentement. Elle portait une simple tenue, des braies et un surcot noirs. Sur son épaule gauche se trouvait Scathach, son familier, un corbeau.

Elle arpenta cet endroit maudit à moitié en ruines jusqu'à trouver une taverne. Elle alla au comptoir face à une femme aux cheveux noirs. Plutôt belle, mais la jeune magicienne n'en avait rien à faire. Elle commanda un verre d'alcool au hasard et attendit. Un demi-dragon aux cornes, à la peau et aux ailes noires arriva et déposa un sac de toile sur le comptoir. La femme derrière avait l'air ravie de sa commande. Ecaterina pointa le sac du menton et demanda sèchement ce que c'était.
Elle voulait savoir s'il fallait s'écraser ou se la jouer grande gueule.
Elle joua la seconde carte et perdit. Mais ça n'était pas un problème. Le demi-dragon faillit la tuer en l'étranglant, Ecaterina apprit vite la leçon. Ici il fallait s'écraser. Ici elle n'avait rien à y faire. Il n'y avait que des imbéciles suffisants pour écraser les autres. Mais peut-être était-il de la véritable nature humaine d'être des bêtes ?
Le type l'emmena jusqu'au temple de la Ténèbre. Ecaterina fit semblant d'écouter son sermon et ses 'conseils' puis quand il la laissa devant le temple elle entra.

Elle se confectionna une attitude soumise et jouée de prudence. La prêtresse de la Ténèbre attendait visiblement respect et soumission. Ecaterina la lui donna, croisant son regard de façon graduée, levant les yeux sur elle au bon moment. Le dialogue ne montra qu'une chose à la sorcière : le clergé de la Ténèbre, comme tout clergé, ne débitait qu'un discours d'illuminés sans vision réelle.
Ca n'était pas ce qu'Ecaterina cherchait. Pas de clergé, pas d'intermédiaire, elle cherchait la Ténèbre elle-même. Mais elle joua le jeu, accepta ou plutôt se soumit d'aller à Luminis en apprendre plus sur la déesse de la lumière et ses protégés.
Quitter cette île et faire selon son idée. Toutefois il était toujours bien de mesurer et saisir les partis qu'on allait confronter. Ceci tout en gardant ses distances des clergés sans en avoir l'air, Ecaterina était désillusionnée mais pas stupide.

A Luminis elle rencontra deux personnes.
Et se retrouva dans deux situations délicates.

La première toute fois l'est plus que l'autre. Dans le haut quartier de la ville sainte, dans l'auberge de l'ivresse du dragon, au comptoir elle rencontra un elfe blond aux yeux d'un argent glacial. Beren Anarion, un barde de toute évidence. Ecaterina joua son rôle de gentille fille lorsque après un échange de banalités il glissa que ses blessures le faisaient un peu souffrir. Elle s'obligea à dire "j'ai des pommades pour vous soulager" bien que la santé du mâle elfe lui passait au-dessus de la tête : elle avait besoin d'un guide.
Ecaterina se présenta comme Anezka, une jeune apprentie mage d'un groupe sous la tutelle de Tchekov dans la région de Marianus, la patrie humaine, elle tissa un mensonge derrière le fond de vérité. Son maître était un imbécile qui préférait les discussions philosophiques sur la magie plutôt qu'un enseignement classique à l'intention des arcanistes. Ils avaient donc écopé d'un devoir de recherche sur les trois types de magie : divine, arcaniste et profane (naturelle). Cependant comme aucun des autres apprentis étaient motivés pour partir de part le monde pour ces recherches, elle s'était dévouée car elle voulait travailler. Il lui fallait donc des livres : où trouve t-on une bibliothèque ?
Elle n'aurait jamais cru qu'un elfe serait si perspicace quant à un mensonge tout à fait plausible. Elle allait dans le futur devoir se confectionner une "identité" pour se protéger de ses propres sentiments suintant sur ses paroles.
Une fois à la bibliothèque elle se dirigea directement vers le rayon de théologie, par bonheur comme elle s'en doutait se trouvait un livre de magie pour protéger son mensonge. A une table de travail Beren commençait à lui poser des questions, elle l'ignora derrière le paravent de 'la magicienne en travail'. Puis quand il remarqua qu'elle avait prit des livres pour combler les lacunes de l'enseignement de Tchekov, il lui dit qu'elle ne maîtrisait pas les bases de la magie et qu'elle mentait. Ou à peu de choses près.
Cela vexa Ecaterina beaucoup plus qu'elle ne le laissa transparaître. Elle dut se contenter de jouer 'l'apprentie assidue froissée', de lui lancer un livre à la figure et de quitter la bibliothèque, qu'importe, elle y retournera plus tard.
Elle se réfugia au parc de la ville et pensa qu'elle commençait déjà à sentir le grillé sous ses pieds mais sa pensée fila tout de suite sur sa colère. L'enseignement de Tchekov avait été imparfait, que pouvait-elle y faire que de constater ce qu'il avait omis et ce qu'il avait oublié ? Il était dans le bide de charognards à présent !
Elle fulminait, jusqu'à ce que cet elfe la rejoigne, têtue à bouder elle quitta le parc, constatant qu'il la suivait toujours, elle s'arrêta au milieu du marché pour lui dire d'arrêter.
Beren lui présenta ses excuses quelle accepta sans trop savoir pourquoi. Si, pour continuer à mentir, l'apprentie mage qu'elle disait être ne devait pas être assez en colère pour ne pas laisser couler une chose si futile.
Puis il retournèrent à l'auberge et allèrent dans le petit salon pour discuter tranquillement, à l'abri des oreilles indiscrètes. Il lui offrit à boire et elle se dirigea vers le petit salon sans l'attendre avec Scathach à l'épaule. Elle prit la chaise à bascule au coin du feu et ses yeux comme ses pensées s'y perdirent. A chaque fois qu'elle voyait le feu elle repensait au bûcher.
L'elfe déposa le verre à côté d'elle, elle le prit et le but cul sec expliqua son état. Il ne ressentait aucune émotion ce qui faisait de lui quelqu'un de très, très observateur.

Mais alors qu'ils commençaient à parler, la porte du petit salon s'ouvrit et se referma sur le vent. Ecaterina soupira lentement et pivota sur sa chaise. Elle ne croirait pas à un courant d'air qui ouvre et ferme les portes. Elle se leva et fixa le coin d'ombre où devait se trouver l'opportun. Puis elle sortit "allons parler ailleurs que dans cette pièce à fantôme" dit-elle à un Beren étant à la même conclusion. Ils revinrent à la salle commune et encore une fois la porte s'ouvrit et se referma derrière eux. La sorcière soupira encore et prit l'arête de son nez entre le pouce et l'index. "Sortez de l'ombre, bougre d'âne !"
L'inconnu finit par obtempérer. Il avait toute l'apparence d'un roublard avec sa tenue en cuir noire ainsi que ses cheveux et son visage taillé en serpe.
Ecaterina le toisa

*Relit*

Arf, tant pis, j'en ai marre et puis ce gars est trop c*n pour que je me prenne le chou plus longtemps ! u__u